Dimanche 18 octobre 2009
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La porte sainte croix
Cette porte marque l' entrée de Châlons du côté de Vitry-le-François. La porte médiévale était constituée de deux tours formant
réduit, comprise dans une enceinte bastionnée arrondie et proéminente. Les fortifications n' ayant plus de fonction militaire au 18e siècle, l' ancienne porte fortifiée, édifiée en partie entre
1537 et 1567, fut démolie par arrêt du conseil d' Etat du 30 août 1766. La nouvelle porte, sous forme d' arc de triomphe, fut réalisée selon les plans de l' architecte Nicolas Durand par l'
entrepreneur Prévot à la demande de l' intendant Rouillé d' Orfeuil, dans le cadre des travaux d' embellissement de cette partie de la ville. Les sculptures sont l' oeuvre d' Antoine Lépine. La
porte fut dédiée à la Dauphine Marie-Antoinette à l' occasion de son passage en 1770. Les sculptures ne furent jamais achevées côté ville et auraient dû être exécutées par Pigalle. Le projet
prévoyait également la construction de deux corps de bâtiment accolés de part et d' autre de la porte. Le nom de Sainte-Croix est dû à la proximité d' une chapelle dédiée à la Sainte-Croix. Un
projet écarté, connu par un dessin, reprenait le bossage en tables mais remplaçait les tables sculptées par deux paires de pilastres.
La porte se compose d' une arche unique. Elle est construite en pierre de Savonnières à bossage en table. Côté faubourg, les tables des piliers sont décorées de trophées. La table surmontant l'
arche devait porter l' inscription "Aeternum stet ut amor". Les tables des piliers côté ville devaient représenter en bas relief Mars tenant le portrait du Dauphin, et Minerve celui de la
Dauphine. Sur l' entablement se trouve un écusson où étaient sculptées les armes d' Autriche et de France. Elles furent martelées en 1792.
coté
ville
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coté faubourg
détail des décorations coté
faubourg
la charpente de la porte ste croix
La charpente de la porte ste croix
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quelques vues actuelles prises du haut de la porte ste croix
Par jojogribouille
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Samedi 10 octobre 2009
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22:34
Le pont sur la Marne reconstruit
suite aux bombardements de la 2ème guerre mondiale
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l'Ancien Pont Putte Savate rue croix des
teinturiers
Le pont Putte-Savate tire son nom des tanneurs qui étaient installés à proximité et de l' odeur des peaux tannées qui se dégageait. La partie qui reste visible depuis le
couvrement de la rivière en 1882 paraît être datable de la 2e moitié du 16e siècle. Ce pont se situe au carrefour des rues Thiers et Croix des Teinturiers.
Le pont est construit en calcaire dit pierre de Savonnières. Il est composé de deux arches en plein cintre d' égale hauteur, séparées par une pile à bec. Le bandeau des voûtes est extradossé. Un
escalier d' accès à la rivière se trouve sur le côté gauche du pont. Le parapet est en pierre.
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Pont sur le Nau ou pont des viviers (devant l'ancien
théatre qui a été détruit)
Le pont des Viviers fut construit en 1612. La date se trouve sur le parapet de la face ouest. Il est le plus étonnant et le plus intéressant des ponts de Châlons. Il tire son
nom des viviers, réserves à poisson qui se trouvaient à proximité. Le commerce des poissons fut florissant et la corporation des poissonniers était influente dans la cité.
Le pont est construit en calcaire dit pierre de Savonnières, en grand appareil. Il est composé de deux arches en plein cintre de plan arrondi en quart de cercle et voûtées en segment sphérique de
direction opposée. Le bandeau des voûtes est en tas de charge. Les arches sont séparées par une pile à bec.
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Pont Hurault du Cours d'ormesson
Edifié en 1771 lors de l' aménagement du cours, le pont fut détruit en 1814 puis reconstruit à plusieurs reprises
entre 1821 et 1877. Le pont actuel date de 1975.
Le pont est composé d' une seule arche. Le tablier est en acier.
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Le Pont des
mariniers
Le bâtiment défensif du pont des Mariniers semble avoir été démonté peu avant 1560, date de la reconstruction du pont. La date se trouve sur la face nord-ouest, sur
les arches latérales. L' ouvrage défensif appelé château fut rebâti à une date inconnue, mais semble-t-il avant 1623 puisqu' il figure sur le plan Picart. Il fut démonté, probablement au cours du
18e siècle, et remplacé de l' an IX (1801) à 1877 par des moulins à blé. L' arche centrale du pont fut restaurée après la seconde guerre mondiale, le pont avait reçu une bombe. Jouxtant au sud le
pont se trouvait une tour dite tour maudite, mentionnée pour la première fois en 1492. En 1521, le conseil de ville y entreprend une série de travaux. Ses combles sont détruits pour y installer
une plate forme d' artillerie. La base de cette tour subsiste dans le mur de soutènement du cimetière de l' ouest. On peut y voir une ouverture pour bouche à feu. La porte Saint-Antoine ou des
Mariniers est mentionnée dans un acte de 1421. Ce ne devait être qu' une poterne pratiquée dans le mur. La porte visible sur le plan du milieu du 18e siècle est mentionnée nouvellement construite
en 1742. Cette porte fut détruite en 1784 pour être remplacée par une entrée plus monumentale, composée d' une arche en plein cintre qui disparu en 1884.
Le pont est construit en appareil régulier de pierre de Savonnières. Il est à dos d' âne et comporte trois arches irrégulières. Les piles sont à bec côté ville (amont de la rivière). Côté
faubourg, elles sont à trois pans au sommet plat, restes des anciens aménagements servant à soutenir les moulins. Les vestiges de la base de la tour dite tour maudite sont en grand appareil de
pierre de Savonnières.
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Le Pont Mauvilain
Le pont fortifié porte la date 1550, ainsi que quatre écussons martelés. Son arche unique, présentant une ample voussure sur la face
interne, était fermée par une herse. La chambre de la herse est encore visible. L' échauguette qui se trouve sur le saillant du bastion fut refaite en 1614. Elle fait actuellement partie d' une
propriété privée. Le "château" surmontant le pont a été démonté à la fin du 19e siècle mais subsistent les corbeaux qui devaient supporter une bretèche. L' arche appartient à la ville tandis que
le bastion est une propriété privée.
Le pont est construit en calcaire dit pierre de Savonnières. Le parapet côté extérieur est en carreaux de craie. Les murs du bastion sont en pierre de Savonnières. L' échauguette est en appareil
à assises alternées de briques et pierre reposant sur un cul-de-lampe mouluré. Elle est surmontée d' un toit conique couvert en ardoise.
Par jojogribouille
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Vendredi 2 octobre 2009
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20:57
L' hôtel de ville fut édifié entre 1772 et 1776 sur les plans de l' architecte
Nicolas Durand. Ce bâtiment, dont la construction fut ordonnée par un arrêt du conseil du Roi du 30 novembre 1771, fut élevé à l' initiative de l' intendant Rouillé d' Orfeuil. Bel exemple d'
architecture classique, il remplaça un édifice de style Renaissance, bâti entre 1533 et 1612 (notice IA51000426). L' hôtel de ville abrita en plus des bureaux et de la salle de réunions du
conseil de ville, la chambre des consuls, et la prison dont l' accès se faisait par l' actuelle place Godart. En 1858, le corps arrière abritant la prison fut détruit et remplacé par un bâtiment
qui servit successivement de tribunal, puis d' école de garçons et de salle de musée. Actuellement il abrite les services administratifs de la ville.
La façade principale est édifiée en calcaire dit pierre de Savonnières en bossage au rez-de-chaussée et en grand appareil à l' étage, l' aile sur la rue de l' Hôtel de ville est en pierre de
Savonnières au rez-de-chaussée et en pan de bois crépi aux étages, le corps sur la place Godart est en pierre calcaire au rez-de-chaussée et pan de bois crépi aux étages. Le plan est en double U
ouvrant sur deux cours centrales. La couverture du corps principal est à longs pans et croupes. Le dôme est surmonté d' un campanile couvert en plomb. L' ensemble de la toiture est couvert en
ardoise.
l'hotel de ville avec le monument carnot sur la place
aujourd'hui
Le monument carnot devant l'hotel
de ville
Le projet d' un monument à la mémoire du président Sadi Carnot, qui
avait visité la ville en 1891 lors de manoeuvres militaires, fut lancé en 1894. Création de l' architecte Louis Gillet, ce monument inauguré le 16 août 1896, se composait d' un buste de Sadi
Carnot réalisé par le sculpteur sparnacien André Massoulé, et de trois statues, oeuvre du sculpteur châlonnais Ernest Dagonet. Ces trois statues ont été fondues par la société anonyme de fonderie
d' art et de bâtiment se trouvant à Paris et à Sermaize-les-Bains (51). Il ne reste actuellement que le buste en pierre de Sadi Carnot, déplacé dans les années 70 et installé face au bâtiment des
archives départementales de la Marne, rue Just Berland. Les statues en bronze furent démontées et fondues par les allemands en 1943.
Le monument se composait d' un buste en granite représentant Sadi Carnot et de trois
statues en bronze figurant des allégories : une femme symbolisant la Marne offrait une palme à Sadi Carnot, les autres allégories représentaient la France assise s' appuyant sur un enfant
figurant le génie du souvenir et la France ressuscitée tenant un drapeau flottant.
La même place ....Sans les bronzes sur la statue carnot...Ils ont été coulés en
canons....
les lions de la mairie n'ont pas pris une ride.....
Par jojogribouille
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Mercredi 30 septembre 2009
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18:15
1ères années du 12e s. : début de l' édification de la cathédrale actuelle. Du premier monument, il subsiste la crypte, la tour nord et les parties basses des deux bras du transept. 1237 :
achèvement du chevet. 1261 : achèvement du transept et des trois dernières travées de la nef. 1285-1303 : construction du déambulatoire et de trois chapelles rayonnantes. 1470-1475 : ajout d' une
travée de nef. 1491-1505 : construction de deux autres travées de nef. 1520 : édification d' une flèche, sur la tour nord, qui culminait à 80 m. 1627 : don du chanoine Geoffroy à la fabrique de
40000 livres qui permettent entre 1628-1634 l' édification des deux premières travées de la nef et de la façade occidentale, probablement demandée à l' architecte parisien Monnart. 1668 : la
foudre tomba sur la flèche de la tour nord qui s' abattit sur l' abside et fit s' effondrer la voûte. S' ensuivit une reprise en sous-oeuvre des quatre piles de l' abside. A la Révolution :
suppression du diocèse et transformation en écurie, sculptures martelées aux portails nord et ouest, destruction presque totale du mobilier. 1842-1846 : reconstruction selon les plans de l'
architecte diocésain de Granrut, de la façade du bras sud, en harmonie avec celle du bras nord, ainsi que de deux travées, suite à leur détérioration due à l' incendie de 1668. 1881-1882 :
construction de la sacristie, dans un style néogothique, selon les plans d' Ouradou, architecte des Monuments Historiques. Fin 20e s. : consolidation des fondations de la façade occidentale.
La cathédrale est construite en pierre de taille calcaire dite pierre de Faloise et de Savonnières. Son
plan est en croix latine. Nef de neuf travées avec vaisseau central et collatéraux simples, sans chapelle latérale. Travée centrale de la façade ouest percée d' une rose et terminée par un
fronton cintré, fenêtres de style Renaissance. Nef et bas-côtés très ajourés par trois niveaux de baies de style rayonnant. Les grandes arcades reposent sur des colonnes cylindriques. Crypte
romane semi-enterrée sous le choeur. Mur des collatéraux orné d' arcatures aveugles. Deux niveaux d' arcs-boutants, appuyés contre des culées surmontées de pinacles. Le portail du bras nord du
transept est abrité sous un porche, surmonté d' un gâble. Abside épaulée par des contreforts hormis au niveau des tours où il existe des arcs-boutants. La tour nord est composée de quatre
niveaux percés de baies géminées aux deux niveaux supérieurs. Voûte du choeur de type complexe décorée par une grande rosace. Autres voûtes ogivales. La crypte est
voûtée d' arête dans la partie romane et en berceau dans la partie moderne. Nef couverte d' un toit à longs pans. Le bras nord du transept est couvert d' un toit à longs pans et d' une croupe.
Tour nord couverte d' un toit en pavillon. Bras sud couvert d' un toit à longs pans à pignon découvert. Tour sud couverte d' un toit en pavillon. Abside à
cinq pans couverte d' un toit à longs pans et d' une croupe polygonale. Chapelles rayonnantes à toit polygonal. Couverture en ardoise.
Gargouilles sculptées en forme d' hommes, d' animaux ou de monstres, différentes les unes des autres. Façade ouest ornée de pilastres et colonnes à chapiteau
corinthien, de drapés avec têtes d' ange et de cuirs découpés autour de la rose.
Le portail
septentrional
toit reconstruit
La sculpture "gloria Victis" qui se trouvait dans le square de la cathédrale
Le monument aux morts de la guerre 1870-1871 de Châlons, appelé Gloria Victis, est une copie de l' original du sculpteur Antonin Mercié qui est exposé dans une des cours intérieures de l' hôtel
de ville de Paris. Cette copie fut acquise par la ville, en 1891 grâce au don de 20000 francs fait par le châlonnais Joseph Chevalier, ébéniste et philanthrope qui légua de nombreuses oeuvres d'
arts en plus de somme d' argent. De 1892 à 1921, le monument se trouvait sur le côté nord de la cathédrale, dans le square Carnot, à l' emplacement de l' actuel monument aux morts de la guerre
1914-1918. Le monument se compose d' une colonne en pierre de taille calcaire, sur laquelle se trouve une statue en bronze. Elle représente une victoire ailée portant le corps d' un héros mort à
l' épée brisée. La base de la statue porte l' inscription "Gloria Victis", le socle la mention"don J.Chevalier", propriété du musée de Châlons.
déplacée devant l'ancienne caisse d'épargne place de la libération
remplacée par le monuments aux morts
Ensemble monumental situé le long de la cathédrale
Saint-Etienne. Placé au coeur du jardin public qui lui est consacré, le monument comprend plusieurs espaces sacrés. Le jardin est clos par une grille en fer forgé, puis une esplanade goudronnée
est aménagée en arc de cercle devant le monument. De part et d' autre ont été placés des pelouses et des massifs fleuris. L' accès au monument est rendu impossible par la
matérialisation d' un espace sacré grâce à des bordures de caillasses.
Véritable monument mur, sur lequel sont fixées des plaques de bronze accueillants les noms des Châlonnais morts pour la France.
Chacune de ces six plaques est séparée de l' autre par un bas-relief sculpté dans la pierre et représentant une épée, tête tournée vers le bas. Au centre, une proéminence s' avance vers le
visiteur. Celle-ci est coiffée de l' oeuvre de Gaston Broquet : "La dernière relève". C' est un groupe en bronze représentant une demi-escouade avec un lieutenant devant ses artilleurs de
tranchées.
encore là
aujourd'hui
En haut le square de la cathédrale avec "gloria victis" en
bas avec le monument aux morts.
Par jojogribouille
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Lundi 28 septembre 2009
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28
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/2009
07:22
Les portes du cours
d'Ormesson
Le cours
d'Ormesson aujourd'hui
Les portes du
Jard
Par jojogribouille
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